ALEC-SIC organise annuellement une journée des
jeunes chercheurs dont les précédentes éditions ont
eu lieu à l'ENS-LSH
Jec'SIC édition 2009
Lyon, ENS-LSH, Le 25 juin 2009
APPEL à COMMUNICATIONS
Des savoirs et des hommes : quelle pertinence de la notion de
médiation pour penser l’élaboration et la transmission
du savoir et de la culture ?
Pour la sixième année consécutive, l’Association
Lyonnaise des Etudiants Chercheurs en Sciences de l’Information
et de la Communication (ALECSIC) organise une journée d’étude
à destination des doctorants et jeunes docteurs.
Cette année, la réflexion portera sur la question de l’élaboration
et de la transmission des savoirs et de la culture. Plus précisément,
il s’agira d’interroger la notion de médiation dans
son rapport à la création, à l’élaboration
et à la circulation des savoirs et de la culture dans différents
espaces du collectif.
Cet appel invite donc à proposer des communications autour de deux
axes de réflexion.
I- La médiation comme outil théorique pour penser la
construction et la transmission des savoirs
La médiation est certainement d’abord un concept utilisé
pour penser la construction, la transmission, la vulgarisation des savoirs
et de la culture en dehors du schéma canonique de la communication.
La médiation consisterait alors en la recherche de paradigmes pour
concilier des ordres hétérogènes :
o médiation entre singularités et contraintes du collectif.
Ainsi, la réflexion pourra porter sur la médiation comme
processus de compromis dans l’élaboration du savoir entre
invention et génie supposés du chercheur et ordres de discours
contraignants.
o médiation entre savoirs et réalité. Ainsi, on peut
s’interroger sur la référence du savoir et de la culture.
Quelle forme de médiation est instituée entre savoirs et
réalité (physique, sociale) dans un protocole expérimental
qui vise à découper d’une manière spécifique
le flux indistinct de la réalité ? Peut-on alors parler
de savoir médiaté dans le cas des réflexions spéculatives
qui semblent ne renvoyer qu’à elles-mêmes ?
o médiation entre tenants du savoir légitime et les publics.
Sous l’angle du processus, quels sont les procédés
discursifs et sociologiques de démocratisation et de vulgarisation
de la culture et des savoirs
Alors, comment (et pourquoi) distinguer la médiation comme processus
– mise en relation des termes hétérogènes –
et comme résultat – savoir figé ? La culture et les
savoirs ne sont-ils pas assimilables au jeu d’une tension continuelle
entre volonté de fixation de la pensée légitime et
mise en débat permanente de celle-ci ?
Ensuite, toute opération symbolique ou théorique produit
un reste respectivement non-symbolisé ou exclu de la théorie.
Si la médiation est conciliation d’ordres hétérogènes,
comment alors envisager les « résidus » de la médiation
? Ces « résidus » ne peuvent-ils pas être interprétés
comme les germes d’une autre culture susceptible de faire l’objet
de nouvelles médiations ? Cela invite à penser la médiation
sur un plan pratique puis politique :
II- La médiation comme pratiques :
Des communications qui s’articuleront à des enquêtes
d’étude des pratiques seront les bienvenues sur les points
suivants, non-exhaustifs :
o Usages sociaux des outils de transmission de l’information, de
la culture et des savoirs
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication
semblent permettre la participation de publics hétérogènes
à la construction et à la transmission du savoir. Dans quelle
mesure les usages émergents d’Internet, construisent-ils
un rapport inédit de l’homme au(x) savoir(s) ? En quoi Internet
est-il un lieu fort d’hybridation des savoirs concédant la
parole à des acteurs autres que les instances classiques de légitimation
et pouvant aider l’institution à formuler des expertises
?
Dans quelle mesure l’interactivité vient-elle reconfigurer
les médiations traditionnelles et unidirectionnelles des connaissances
?
o Médiation et médiateurs : approche de la médiation
par les pratiques professionnelles
Que penser du phénomène actuel de professionnalisation et
de création de compétences spécifiques autour de
la médiation informationnelle et culturelle ? Comment penser le
passage de la médiation-concept à la médiation-pratique
? De quoi est fait le discours du médiateur culturel, est-il une
voix de la vulgarisation ou un processus créateur d’un rapport
inédit aux publics ?
Les médiateurs sociaux transmettent-ils une culture du social ou
du politique au service de l’insertion et de l’intégration
?
o Enjeux politiques de la médiation culturelle : la médiation,
entre structuration des pratiques culturelles légitimes et démocratisation,
processus de vulgarisation des savoirs et de la culture.
Dans la perspective des pistes précédentes, il faut s’interroger
sur la volonté politique qui sous-tend les entreprises de médiation
culturelle. Derrière la volonté de démocratisation
de la culture et des savoirs, n’y a-t-il pas le danger de cautionner
un processus de rigidification de la culture légitime ? A l’inverse,
dans quelle mesure les projets de médiation culturelle sont-ils
au service d’une démocratisation de la culture selon des
procédés originaux ? La transmission du savoir n’entraîne-t-elle
pas une transmission de la domination symbolique ?
Les propositions de communication peuvent être transversales aux
deux axes.
Elles sont à envoyer avant le 20 avril 2009 à jecsic2009@gmail.com.
Le résultat de l’évaluation des propositions sera
donné à la mi-mai.
Les propositions tiendront sur une page (Times New Roman, police 12, interligne
simple) et elles seront accompagnées des mentions du laboratoire
de rattachement, du sujet de thèse du doctorant et de ses coordonnées.
Une publication des communications retenues est prévue sur le Wiki
de l’association qui est accessible directement depuis le site www.alecsic.fr
Programme indicatif
8h30 : accueil des participants/petit-déjeuner
9h : ouverture de la journée par
le président d’Alec-Sic